Nos formations ArchiCAD
Les points clés
- BIM centré architecture La maquette numérique regroupe géométrie et données pour accélérer la production de documents, des esquisses aux pièces écrites.
- Modélisation paramétrique rapide Murs, dalles, toitures, ouvertures et objets paramétriques s’ajustent par règles et paramètres plutôt que par simple dessin.
- Plans et vues liées Plans, coupes, façades et détails restent cohérents avec le modèle, ce qui limite les reprises et les oublis.
- Nomenclatures et métrés Les tableaux de surfaces, quantitatifs et listings d’objets se génèrent à partir des données de la maquette et s’exportent selon le besoin.
- Collaboration en équipe Les flux de travail Teamwork et la gestion des réservations d’éléments facilitent la production à plusieurs sur un même projet.
- Interopérabilité openBIM Les échanges IFC et les sujets de coordination via BCF structurent la collaboration multi-outils et multi-lots.
- Présentations avec BIMx Les hyper-modèles lient 3D et documentation 2D pour partager un projet et guider une revue de conception.
Guide complet : ArchiCAD
Comprendre ArchiCAD et la logique BIM
ArchiCAD s’inscrit dans une approche BIM : le modèle 3D ne décrit pas seulement des volumes, il porte aussi des informations exploitables (typologies d’éléments, matériaux, propriétés, classifications). Cette logique permet de fiabiliser les livrables, puisque plans et quantités découlent d’une source unique : la maquette.
Dans un contexte multi-acteurs, l’enjeu principal devient l’interopérabilité. Le format IFC constitue un standard ouvert (ISO 16739) pour décrire un actif bâti sous forme numérique, afin de partager des informations entre outils et disciplines. Un flux openBIM s’appuie typiquement sur des échanges IFC, complétés par des sujets de coordination (observations, remarques, captures) via des formats dédiés comme BCF.
Au quotidien, cette logique se traduit par une discipline de modélisation : nommage et structuration des éléments, utilisation de propriétés cohérentes, classement des objets, et contrôles réguliers des nomenclatures. Par exemple, sur un projet de logements, la qualité des zones (surfaces et volumes) conditionne la fiabilité des tableaux de surfaces, tandis que la cohérence des attributs (matériaux, composites, stylos) conditionne l’homogénéité graphique des plans.
Point de vigilance : la performance BIM ne dépend pas uniquement du logiciel. Les gabarits, conventions internes, responsabilités (BIM Manager, production, contrôle) et méthodes de coordination déterminent l’efficacité réelle, notamment lors d’exports IFC ou de phases de synthèse.
Prise en main : interface, gabarits, attributs et bibliothèques
La prise en main d’ArchiCAD repose sur la compréhension de son environnement de projet : unités, étages, calques, vues, jeux de stylos, options d’affichage, et surtout attributs (matériaux de construction, composites, surfaces). Une configuration propre dès le départ évite les incohérences graphiques et les corrections tardives.
Le gabarit (fichier modèle) constitue la base de standardisation : favoris d’outils (murs, dalles, portes), nomenclatures prêtes à l’emploi, mises en page et jeux de publications. Dans une agence, un gabarit bien maintenu réduit fortement le temps de démarrage d’un projet et homogénéise les livrables.
La bibliothèque d’objets joue un rôle central pour l’équipement (sanitaires, mobiliers, symboles) et les composants paramétriques. ArchiCAD s’appuie aussi sur GDL (Geometric Description Language) pour définir des objets paramétriques, ce qui ouvre des possibilités avancées : variation par paramètres, adaptation à des contextes 2D/3D, contrôle des niveaux de détail. En production, il est souvent préférable de distinguer trois niveaux : objets « standard » (bibliothèque), objets « projet » (spécifiques) et objets « fabricant » (BIM objets fournis).
Pour avancer vite, une formation ArchiCAD efficace aborde généralement : navigation 2D/3D, sélections et filtres, gestion des favoris, réglages d’affichage, puis construction progressive d’un petit gabarit réutilisable. Un exercice type consiste à créer un template minimal (étages, stylos, matériaux, cartouche) puis à l’appliquer à un pavillon simple, avant de passer à un petit collectif.
Modéliser un bâtiment : éléments architecturaux et données de maquette
La modélisation dans ArchiCAD s’effectue à partir d’éléments « métiers » : murs, poteaux, poutres, dalles, toitures, escaliers, garde-corps et ouvertures. L’intérêt principal du BIM est d’associer à ces éléments des caractéristiques exploitables : compositions, matériaux, propriétés, classifications et identifiants.
Une démarche robuste consiste à modéliser du « structurel crédible » : épaisseurs réalistes, compositions cohérentes, jonctions propres, et hiérarchie claire entre structure, enveloppe et aménagement. Sur un projet de rénovation, la gestion des statuts (existant/démoli/neuf) permet de produire des plans de phase sans dupliquer le projet, à condition de garder des règles strictes sur la façon d’assigner les états.
Les zones constituent un autre pivot : elles permettent de calculer surfaces, volumes et ratios (SHAB, SDP selon conventions internes), puis d’alimenter des tableaux. Un exemple concret consiste à configurer des zones « pièce », à vérifier les limites (cloisons, refends), puis à sortir automatiquement un tableau de surfaces par appartement et un tableau de typologies.
Enfin, la qualité du modèle dépend de la gestion des objets : portes/fenêtres paramétriques, équipements, éléments de façade. Pour les cas spécifiques (brise-soleil, garde-corps complexe, mobilier sur mesure), il est possible de s’appuyer sur des objets paramétriques existants ou de créer des objets dédiés, en privilégiant une logique d’usage : poids raisonnable, paramètres utiles, affichage 2D lisible et nomenclature fiable.
Produire des plans : vues, annotations, mises en page et publications
La productivité d’ArchiCAD apparaît pleinement lors de la documentation : plans, coupes, façades et détails sont des vues du modèle, avec des règles d’affichage (échelles, stylos, filtres, niveaux de détail). La méthode consiste à séparer « ce qui relève du modèle » (géométrie) de « ce qui relève de la représentation » (style de vue, graphismes, annotations).
Les outils d’annotation (cotes, textes, étiquettes, repères) gagnent en efficacité lorsque les informations proviennent de la maquette. Par exemple, une étiquette de porte peut afficher une référence, un sens d’ouverture et un niveau coupe-feu issus de propriétés, évitant la ressaisie.
Les nomenclatures (quantitatifs) servent à contrôler et à produire : tableaux de portes/fenêtres, liste de finitions, quantités de revêtements, surfaces par zone. L’approche la plus fiable consiste à définir une convention de propriétés et de classifications, puis à construire des nomenclatures « contrôle » (détection d’éléments non renseignés) et des nomenclatures « livraison » (exportables en tableur).
La mise en page organise les feuilles, cartouches et index. La publication automatise les sorties : PDF pour les dossiers, DWG pour échanges CAD, IFC pour coordination BIM. Un exemple de workflow consiste à préparer trois jeux : APS (plans, coupes, façades), PRO/DCE (plans détaillés, pièces graphiques), et Coordination (IFC + nomenclatures de contrôle).
Collaborer et coordonner : Teamwork, BIMcloud, IFC et BCF
En production d’agence, le travail en équipe impose une méthode : répartition des tâches, gestion des responsabilités et synchronisation. ArchiCAD propose des flux Teamwork avec une logique de réservation d’éléments, afin de limiter les conflits d’édition et de préserver l’intégrité du projet. La collaboration peut s’étendre via BIMcloud, conçu pour le travail en temps réel, y compris à distance, avec des mécanismes de réservation et de partage optimisés.
La coordination multi-lots s’effectue souvent en openBIM. L’IFC sert à échanger une maquette structurée avec un bureau d’études structure, un BET fluides ou un économiste, même lorsque les outils diffèrent. La réussite de l’échange dépend du paramétrage : traducteurs IFC, mappages (classes IFC), propriétés exportées, et règles de nettoyage (niveaux de détail, objets inutiles).
Pour les remarques, le BCF permet de transporter des sujets de coordination (point de vue, capture, commentaires, attributs) entre outils. Dans ArchiCAD, l’import/export de BCF peut alimenter une logique de « tickets » : réception d’un lot de remarques de synthèse, qualification, correction dans la maquette, puis renvoi du BCF mis à jour.
Exemple terrain : sur un immeuble, une itération hebdomadaire peut se structurer ainsi : export IFC « architecture », import des IFC structure/fluides en référence, revue des collisions dans un outil de synthèse, puis retour des sujets en BCF. Cette cadence stabilise le projet, mais impose une rigueur sur les versions, le nommage, et les responsabilités de correction.
Visualiser et présenter : BIMx, rendus et communication de projet
La communication est une étape clé en architecture : il faut expliquer un projet à des décideurs non techniciens, tout en sécurisant la compréhension des équipes. BIMx s’appuie sur des hyper-modèles qui peuvent intégrer le modèle 3D et une partie de la documentation 2D (vues, mises en page, parcours caméra). Cette association 3D + plans facilite une revue de projet, car il devient possible de passer d’un plan à la perspective correspondante en conservant le contexte.
En phase concours ou présentation client, la stratégie consiste souvent à produire une maquette « lisible » (niveaux de détail adaptés), puis à exporter une navigation fluide. Pour une revue de conception, il est pertinent de préparer un set de points de vue (hall, logement type, coupe significative) et d’y associer les feuilles essentielles (plan niveau, coupe AA, façade principale).
Concernant le rendu, ArchiCAD peut s’insérer dans un pipeline : matériaux cohérents dans la maquette, exports vers un outil temps réel ou un moteur dédié, puis retouches en post-production. Le choix dépend du niveau d’exigence : image rapide d’intention, rendu marketing, ou animation. Un rendu très photoréaliste peut demander des outils spécialisés, tandis que la maquette BIM reste centrée sur la fiabilité technique.
Limites courantes : une présentation réussie exige un modèle propre et une hiérarchie claire des informations. Une maquette trop « lourde » (objets très détaillés, bibliothèques hétérogènes) peut dégrader la performance. La bonne pratique consiste à viser le bon niveau de détail selon la phase et l’usage (plans, quantités, coordination, images).
À qui s'adressent ces formations ?
Questions fréquentes
Quel est le prix de ArchiCAD ?
Le prix dépend du modèle de licence (abonnement) et des services inclus. Les offres affichées dans le Graphisoft Store indiquent notamment :
- ArchiCAD Studio : à partir de 349 € HT/mois, ou environ 2 440 € HT/an (selon modalités de paiement).
- ArchiCAD Collaborate : à partir de 410 € HT/mois, ou environ 2 870 € HT/an (selon modalités de paiement).
Les montants peuvent évoluer et varier selon pays, taxes et conditions commerciales.
Quel est le prix d'une formation ArchiCAD Initiation ?
Le coût varie selon la durée (1 à plusieurs jours), le format (inter/intra, présentiel/distanciel), le niveau (initiation, perfectionnement) et les options (accompagnement, financement). Des tarifs observés sur le marché montrent :
- des prix à la journée en inter-entreprises autour de quelques centaines d’euros (ex. 350 € HT/jour/stagiaire pour une formule groupe) ;
- des prix intra annoncés à partir d’environ 825 à 850 € HT/jour selon organismes et conditions ;
- des parcours plus longs pouvant atteindre plusieurs milliers d’euros pour des dispositifs complets.
Une estimation fiable passe généralement par la comparaison du programme, des livrables (exercices, support), et du niveau de personnalisation.
ArchiCAD est-il difficile à apprendre ?
ArchiCAD présente une courbe d’apprentissage réelle car le logiciel associe modélisation, documentation et données BIM. La difficulté dépend surtout de trois facteurs :
- la maîtrise des fondamentaux BIM (propriétés, classifications, conventions) ;
- la rigueur de modélisation (composites, jonctions, statuts de rénovation) ;
- la capacité à structurer des vues, mises en page et publications.
Avec une méthode orientée production (petits projets progressifs, gabarit, nomenclatures de contrôle), la montée en compétence devient plus rapide et plus durable.
Comment apprendre ArchiCAD rapidement ?
Pour accélérer l’apprentissage, il est recommandé de travailler par cas d’usage et livrables, plutôt que par simple exploration d’outils :
- Phase 1 : prise en main (interface, favoris, attributs) sur un projet simple.
- Phase 2 : production (plans, coupes, façades, annotations) avec des règles de vues.
- Phase 3 : données BIM (zones, propriétés, nomenclatures) et exports (PDF, DWG, IFC).
- Phase 4 : coordination (BCF) et collaboration (Teamwork) si travail d’équipe.
Dans ce cadre, une formation ArchiCAD structurée en vidéos professionnelles peut faciliter la progression ; Elephorm propose un apprentissage à son rythme, avec accès illimité, certificat de fin de formation et des fichiers d’exercices selon les modules.
ArchiCAD est-il adapté à la collaboration et au travail en équipe ?
Oui, le logiciel s’appuie sur des flux Teamwork et peut s’appuyer sur une infrastructure de collaboration dédiée. Le principe clé repose sur la réservation d’éléments et la synchronisation des modifications, afin de limiter les conflits et d’assurer l’intégrité de la base projet.
Pour une équipe, la réussite dépend toutefois de la méthode : conventions de nommage, gestion des bibliothèques, règles d’envoi/réception, et contrôle des attributs partagés.
ArchiCAD fonctionne-t-il en openBIM avec IFC et BCF ?
Oui. Le format IFC est un standard ouvert (ISO 16739) porté par buildingSMART et sert à échanger des informations BIM entre outils. Le BCF est couramment utilisé pour partager des sujets de coordination (commentaires, points de vue, captures) entre solutions BIM.
En pratique, la qualité des échanges dépend du paramétrage : choix du traducteur IFC, mappage des propriétés, niveau de détail exporté, et conventions de classification.
Quelles alternatives principales à ArchiCAD en BIM ?
Plusieurs solutions coexistent, avec des logiques et écosystèmes différents :
- Revit : très présent en environnements pluridisciplinaires (architecture/structure/MEP) et dans certains grands projets ; peut impliquer une dépendance forte à l’écosystème Autodesk.
- Vectorworks Architect : orientation design et BIM, avec mise en avant d’une approche openBIM ; les choix d’outillage dépendent souvent des usages (production, bibliothèques, collaboration).
- Allplan : positionnement BIM et collaboration via formats standards ; souvent apprécié pour certaines exigences de construction et d’ingénierie selon contextes.
- SketchUp : très efficace pour le concept et la volumétrie, mais moins complet comme outil BIM central sans compléments dédiés.
Le choix se fait généralement selon les exigences de livrables, l’écosystème partenaires, et la maturité BIM de l’organisation.
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