La dynamique du mouvement
Continuité et superposition
Ce principe permet d’accentuer le réalisme dans les mouvements des sujets. La continuité, ou follow Through, c’est lorsque le mouvement d’un élément continue même si le précédent s’arrête. Par exemple, imaginons une joggeuse qui court, avec les cheveux attachés en queue de cheval. Lorsqu’elle s’arrête, ses cheveux vont s’arrêter, mais avec un léger décalage temporel. Sa tête ne bougera plus, mais les cheveux vont redescendre et se balancer quelque temps avant de s’arrêter totalement. C’est ce qu’on appelle la « continuité de mouvement ».
La superposition, quant à elle, c’est le fait de superposer différents mouvements. La femme s’arrête de courir, mais le temps que ses cheveux s’arrêtent également, on va aussi voir ses bras qui terminent de se balancer petit à petit, son sac à dos qui va se reposer sur son dos, etc.
On va donc avoir le mouvement du sujet principal, mais il sera suivi d’un mouvement supplémentaire, qui intervient dans un timing un peu plus tard (en général, quelques secondes ou millisecondes).
Cette technique d’animation va aussi nous permettre de donner au spectateur une idée sur le poids ou la texture du sujet. Si l’objet est une tige en métal, le mouvement de continuité sera faible. En revanche, si c’est une tige de fleur, il sera bien plus important, car elle est plus souple.
Ce principe s’applique donc à la plupart des sujets : objets, visages, corps, etc. En général, il sera plus simple d’animer ce principe une fois que l’animation clé est réalisée. Par exemple, on animera d’abord le mouvement de la joggeuse, puis on animera ses cheveux, son sac à dos, etc.
Il est important de bien comprendre la mécanique du mouvement en s’entraînant et en analysant. Car pour jouer sur la continuité, il faut prioriser les mouvements. Par exemple, imaginons un point qui se lève pour taper sur une table. Le coude se lèvera en premier, suivi par l’avant-bras, puis le poing. Si on inverse les éléments et qu’on lève en premier le poing avant le coude, le mouvement sera complètement faussé et loin de la réalité du mouvement réel.
Ce principe permet de créer du réalisme dans le mouvement et de rendre l’animation plus dynamique, fluide et intéressante.
Ralentissement en début et fin de mouvement
Un mouvement trop linéaire donne un côté bien trop mécanique à l’image et enlève l’aspect réaliste.
Comment s’y prend-on pour réaliser ce type de mouvement ? C’est tout simple. Lors de l’animation, on va rapprocher les images au début et à la fin du mouvement, tandis qu’au milieu de l’action elles seront plus espacées.
Source :
Souvent, on peut avoir tendance à accélérer le processus de création et dessiner les images suivant le début du mouvement à une distance éloignée. Mais faire ça diminue le côté réaliste de l’animation et crée un mouvement amateur.
Lorsque l’on dessine (ou anime), il faut donc être vigilant à l’espacement entre les images du début et de la fin du mouvement.
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