Chapitre 3 - Leçon 2 Leçon

Les principes émotionnels

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Action secondaire

L’action secondaire est là pour amplifier l’action principale. Prenons un exemple tout simple : un plongeur se prépare à rentrer dans l’eau pour découvrir les fonds marins. L’action principale, c’est lorsqu’il porte les bouteilles d’oxygène pour les mettre sur son dos. Les actions secondaires peuvent être le fait qu’il souffle, car les bouteilles sont très lourdes, ses yeux se plissent pour soulever les bouteilles, la fermeture de sa combinaison s’ouvre sous le poids des bouteilles, une mouche vient se poser sur son front transpirant suite à l’effort réalisé, sa main droite qui se cramponne au gilet, etc. Toutes ces petites actions vont dynamiser la scène, la rendre plus intéressante et dynamique à regarder. Elles vont donner des précisions sur le sujet, de la personnalité à un animal, des détails sur l’action qui se déroule, etc.

On les ajoute une fois l’action principale animée. Les actions secondaires vont s’ajouter à elle. Ces actions vont amplifier l’émotion ressentie par le spectateur.

Imaginons quelqu’un qui court. L’action principale sera les jambes qui bougent, l’action secondaire, les bras qui se balancent et les mains. Si la main est ouverte et droite, cela donne l’impression que la personne réalise un effort sportif. En revanche, si les poings sont serrés, ça peut donner l’impression d’une personne énervée. Les actions secondaires accentuent les émotions et orientent le spectateur vers certaines impressions.

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Exagération

En animation, l’objectif est de faire ressentir une émotion au spectateur. Pour s’aider, on va utiliser le principe de l’exagération. Le concept est tout simple. Lorsqu’un mouvement va être réalisé, il va être amplifié. Le personnage est surpris ? Il va avoir les yeux qui sortent des orbites (comme dans les cartoons). Le personnage se fait mal au pied droit en tapant dans un angle de canapé ? Son pied va gonfler.

On va avoir l’animation de base, puis on va ensuite l’exagérer pour la dynamiser. Si on compare deux actions, l’une avec exagération et l’autre sans, la seconde paraîtra bien plus terne et bien plus lente. L’exagération va augmenter l’impact qu’aura l’action sur le spectateur.

Si le personnage est triste, on va exagérer la tristesse sur son visage. S’il est heureux, on va le rendre super heureux, etc. L’objectif est d’accentuer les mouvements. Certaines fois, lorsque l’on réalise les images pour l’animation, on trouve l’exagération trop forte, mais une fois en live, le rendu n’est pas le même et l’action est bien mise en valeur. L’exagération permet certaines fois d’éviter un rendu trop réaliste qui pourrait sembler plus terne, plus fade, tout en apportant une pointe d’humour. Elle va aussi donner au personnage plus de caractère, une personnalité qui lui est propre.

Source :

Si l’action est très rapide, on devra donc utiliser peu d’images, ce qui peut devenir complexe selon l’exagération souhaitée. Il faudra donc utiliser les positions extrêmes, afin de réaliser l’exagération rapidement. Si on regarde ensuite chaque image de l’animation, les dessins peuvent paraître extrêmes, trop déformés, mais si on met cette action à la vitesse réelle, ça rend le mouvement plus réaliste.

Néanmoins, il faut tout de même faire attention à ne pas trop en abuser. Il faut réussir à trouver le juste milieu afin de ne pas créer de confusion chez le spectateur.

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