Comment Captiver Votre Audience en Utilisant des Techniques Neuroscientifiques

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L'objectif de cette vidéo est d'apprendre à structurer une présentation en utilisant des techniques neuroscientifiques afin de capturer et maintenir l'attention de l'audience.

Comprendre les mécanismes du cerveau peut grandement améliorer vos présentations. Découvrez comment s'adresser efficacement aux trois principales parties du cerveau humain: le néocortex, le système limbique et le cerveau reptilien.

Lors d'une présentation, il est crucial d'identifier et d'utiliser des leviers pour captiver l'audience. Notre cerveau traite 80 à 90% de l'information par la vision, ce qui rend le visuel impératif dans toute présentation. Il est indispensable de considérer trois parties du cerveau:

  • Le néocortex: chargé des données chiffrées et des statistiques.
  • Le système limbique: s'attachant aux histoires et à l'imagerie.
  • Le cerveau reptilien: réagissant à l'instinct et à la survie immédiate.

Le cerveau reptilien est le premier sollicité et nécessite des éléments concrets et évidents pour être captivé. Le sensitif (vision), l'émotion, le contraste et le binaire sont des outils puissants pour séduire cette partie du cerveau.

Pour aborder le néocortex, utilisez des statistiques et des processus rationnels. Pour le système limbique, préférez les histoires et les métaphores.

Le bon équilibre entre ces trois approches assure une présentation captivante qui retient l'attention de tous les types de penseurs dans la salle.

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Questions réponses
Pourquoi est-il important de capter le cerveau reptilien en premier ?
Le cerveau reptilien réagit en premier aux stimuli et assure une réponse rapide à l'information, ce qui est crucial pour captiver instantanément l'attention.
Comment peut-on intégrer le système limbique dans une présentation ?
Utilisez des histoires, des métaphores et des visuels engageants pour susciter des émotions et captiver cette partie du cerveau.
Quels sont les leviers essentiels pour séduire le néocortex ?
Le néocortex est séduit par des données factuelles, des statistiques précises, et des démonstrations claires et logiques.
Une fois que le contexte de la réunion ou de la présentation a été clairement identifié, il va falloir trouver des leviers pour capter le lecteur. Alors capter le lecteur, évidemment, c'est en tenant compte de cette information qui me semble importante, à savoir que 80 à 90% des informations qui seront traitées par notre cerveau, et donc celui du lecteur également, proviennent de notre vision. Alors on va essayer de comprendre un petit peu, par le biais de cette présentation simple, comment fonctionne le cerveau et comment le cerveau du lecteur traite l'information que vous allez essayer de lui transmettre. Alors il faut arriver à distinguer trois parties importantes dans le cerveau. La première, c'est le néocortex, qui est un petit peu la base de la compréhension, je dirais, chiffrée, donnée, statistique de l'information qu'on transmet. La partie limbique, qui est plutôt la partie qui aime qu'on lui raconte des histoires, qui est la partie imagée du cerveau. Et le troisième levier qui est important, un petit peu lié à notre histoire sur cette planète, à savoir l'instinct, le reptilien, l'instinct. Et ces trois leviers autour du cerveau vont devoir être pris en compte dans la manière d'adresser un message à un lecteur, puisque chacune des parties du cerveau du lecteur va réagir en fonction du type d'information qu'on va lui donner. Et là encore, évidemment, on a une image qui est assez schématisée du cerveau, vous imaginez bien que dans la réalité, ça ne se passe pas tout à fait pareil, vous aurez plutôt des zones qui seront plus ou moins mises à l'épreuve en fonction de l'information transmise. Ça ne sera pas aussi cartographié et simple que ça. Alors on doit commencer par un point qui est important, c'est d'abord rappeler que le reptilien est le premier élément qui est sollicité dans une transmission d'information. C'est la première chose que le cerveau du lecteur va prendre en compte, puisque son reptilien va tout de suite réagir. Je vais vous donner un exemple concret. Si vous êtes en train de traverser la rue et que vous avez un téléphone à la main et qu'une voiture risque de vous renverser, ce n'est pas le limbic ou le néocortex qui vont vous sauver, c'est le reptilien. Le reptilien, lui, il va réagir très vite en fonction de la situation immédiate, et il va vous sauver la vie. C'est le reptilien qui est le premier sollicité et qui est le premier en mesure d'animer une réaction. De ce fait, quand vous faites une présentation, PowerPoint ou avec un autre outil, si vous tenez compte du fait que le reptilien est le premier élément du cerveau qui est sollicité chez le lecteur, il va falloir trouver le moyen de séduire le reptilien qui est en chacun de nous. Pour cela, il faudra poser des éléments concrets dans votre présentation. Un élément concret, c'est tout simplement 2 plus 2 égale 4. Ce sont des choses sur lesquelles on n'a pas besoin de se poser de questions sur l'interprétation, c'est d'une évidence absolue. On aura besoin de sensitifs. Le sensitif, c'est ce qui va évoquer la vision. Vous voyez qu'ici, dans cette diapositive, j'ai fait en sorte de mettre des bandeaux de couleurs, j'ai fait en sorte d'utiliser des couleurs différentes, et tout cela favorise le sensitif. L'émotion associée au cœur, qui évidemment est une émotion simple ici. Vous avez vu que la métaphore du petit lézard au milieu, c'est tout simplement une intelligence mesurée autour de l'instinct. Et donc l'émotion du lézard, c'est par exemple, tiens, voilà un élément intéressant qui pourrait me donner à manger, ça attire mon attention, et c'est quelque chose qui suscite éventuellement un plaisir simple. Donc là, on est dans de l'émotion basique, évidemment. Quatrième point important, l'égo-centré. Faire en sorte que lorsque vous vous adressez aux gens, vous vous adressez à chacun des personnes dans la salle, par le biais d'une hommage, par exemple, je nomme les personnes, je m'adresse à eux directement avec le regard orienté vers la personne, etc. Ça, c'est de l'égo-centré, c'est très efficace aussi, pour toucher directement le lecteur. Le contraste, vous en avez ici dans cette diapositive. Alors, je vais tout au long de cette animation, évidemment, faire en sorte de faire ce que je dis et de dire ce que je fais. Donc là, vous voyez que, puisque je vous dis qu'il faut faire du contraste dans la mesure où vous souhaitez toucher le reptilien du lecteur, je fais du contraste aussi dans mes diapositives. C'est pourquoi mes titres sont noirs posés sur des fonds blancs, parce que ça évoque évidemment un contraste naturel. Donc, j'essaie d'utiliser ces leviers également dans mes propositions. Et enfin, le sixième point qui est également important, c'est d'être binaire. En gros, on parle de la notion de oui-non, noir-blanc, mais au-delà de ça, évidemment, plus vous allez favoriser les questions ouvertes et plus vous allez positionner le lecteur sous la forme du questionnement, de la question ouverte. Et là, c'est compliqué pour lui, parce que dans la mesure où vous lui dites « Voilà, selon vous, ce résultat-là, c'est blanc ou c'est noir ? » Eh bien, il aura moins de questions possibles à se poser, et donc une réponse plus immédiate. Ça a aussi un avantage pour vous, c'est qu'évidemment, pendant la réunion, vous allez aussi pouvoir être le maître du temps, puisque si les questions offrent des réponses trop complexes, vous allez évidemment occuper un temps plus important que celui qui était prévu, et ça, c'est pas bon pour une présentation dynamique. Voilà, donc du concret, du sensitif, de l'émotion, de l'égo-centré, du contraste, du binaire. Votre problème à vous, c'est de ne pas être capable de mesurer le côté néocortex ou limbique de la personne qui arrive dans votre salle de réunion. Vous m'imaginez, moi, qui fais de la formation, accueillir mes stagiaires dans une salle de réunion et leur dire « Bonjour madame, bonjour monsieur. Aujourd'hui, comment vous sentez-vous ? Est-ce que vous vous sentez plutôt limbique ou plutôt néocortex ? » Eh bien, votre difficulté à vous, c'est ça, c'est de trouver le bon équilibre. Le bon équilibre, c'est-à-dire être capable de prendre dans chacun de nous notre part de rationnel, notre part d'émotionnel. Donc, on l'a dit tout à l'heure, le néocortex, très rapidement, c'est plutôt la partie rigoureuse du cerveau, alors que la partie limbique est plutôt la partie imaginaire, la partie qui a besoin d'histoire. Mais chacun de nous avons une proportion plus ou moins équitable de néocortex et de limbique. Donc, si vous êtes en mesure de vous adresser à tous, évidemment, vous allez autant parler au rationnel qu'à l'émotionnel dans votre salle de réunion. Mais attention de ne pas vous tromper de cible. Le rationnel, lui, il a besoin de statistiques, de chiffres, de process, de références, de démonstrations. Donc, vous devez vous adresser au rationnel en utilisant ces leviers-là. Mais par contre, le limbique, l'émotionnel, lui, il préfère l'imaginaire, il préfère la métaphore. Je vous rappelle que la métaphore, c'est véhiculer une idée, un concept autour d'une image ou d'un dessin. Il aime les émotions, il aime les jeux, il aime les surprises. En résumé, il aime qu'on lui raconte une histoire. Donc, si vous êtes en mesure de vous adresser à votre public en mettant un petit peu de rationnel dans votre démonstration, par le biais de processus, de références, etc., et si vous êtes capable aussi d'y rajouter de l'émotionnel, vous avez normalement trouvé le bon équilibre dans la manière de vous adresser à votre public. Et ne perdez pas de vue que si vous arrivez à rassurer et à séduire vos lecteurs, vous allez forcément susciter l'adhésion. Pour imager cette notion d'équilibre, j'aimerais vous donner deux anecdotes. C'est l'anecdote du rationnel au fond de la salle qui, à un moment donné, n'obtient pas l'information qu'il attendait, c'est-à-dire une statistique qui n'a pas été sourcée. Eh bien, si vous ne sourcez pas la statistique que vous donnez pendant cette réunion ou cette présentation, le néocortex va être tenté de prendre son téléphone et d'aller chercher lui-même l'information qui lui manque. À ce moment-là, vous perdez votre lecteur parce que lui est concentré sur sa recherche d'informations et vous, vous avez perdu un lecteur qui n'est pas attentif à votre proposition. Dans le cas de l'émotionnel, vous n'avez pas été en mesure de raconter d'histoires si vous posez seulement des tableaux Excel dans votre présentation, si vous mettez des lignes de texte à non plus finir avec des descriptions extrêmement précises mais beaucoup trop longues. Et l'émotionnel commence à s'ennuyer, il commence à regarder par la fenêtre, il commence à regarder son téléphone pour imaginer un voyage. Il manque de métaphores, il manque d'émotions et il s'ennuie très vite, décroche et ne vous suit plus. Et là, vous allez avoir probablement des commentaires de sa part du genre « Mais c'est un petit peu barbant votre présentation, est-ce que vous pourriez peut-être donner un petit peu de dynamisme dans tout ça ? Je ne me sens pas très concerné par ce que vous me racontez. » Donc, il faut absolument trouver le bon équilibre et c'est très important, vous allez le ressentir pendant vos présentations. Donc, commencez à rassurer le rationnel en sourçant vos chiffres, en mettant des process bien évidents. Lorsque vous montrez une statistique, expliquez-la, mettez des références, mettez des démonstrations. Et quant au limbic, à l'émotionnel, essayez de le faire un petit peu rêver. Racontez-lui une histoire, mettez de l'image, mettez du dessin, mettez de la couleur et puis surtout, ne l'embarrassez pas avec des textes trop longs, avec des chiffres trop complexes, ça n'est pas son environnement, il n'aime pas ça, il va très vite décrocher. Le bon équilibre passe par la bonne interprétation des deux demandes du cerveau, le néocortex et le limbic.

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19909615-7619-48CB-8C01-AA851D7AEEE0@cyberlibris.studi.fr
Il y a 1 month
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excellent travail
charlatchristian
Il y a 1 month
Commentaire
Excellente formation, explications claires, pertinentes, opérationnelles.
Formation qui m'a été utile.
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